a propos
UMOJA 2023

Festivalumoja > A propos


A PROPOS DU FESTIVAL

Le festival umoja est un projet culturel et social dont l’objectif est celui de pouvoir réunir les peuples et cela peu importe leurs origines et leurs différences ethniques et aussi promouvoir la musique Slam, cet art poétique qui n’est pas très connu du grand publique dans notre milieu et lui permettre ainsi de pouvoir se trouver une place de choix au sein de la culture congolaise. Entre haine tribale, crise épidémiologique et taux de délinquance en perpétuelle évolution, la jeunesse congolaise en générale et celle haut-katangaise en particulier est complètement divisée et est au sommet de sa perdition.

Éduquer,partager,promouvoir le progrès de l'unité nationale en usant de l'art comme moyen de contribuer à la reconnaissance militant pour l'indépendance politique Pour le projet : En usant des souvenirs tristes qui ont marqués la R.D.C l'objectif est d'incité la population congolaise particulièrement et le monde entier en général à travers l'art une connaissance sur la ligne du temps et sa vision pour l’unité de notre pays Pour notre démarche : entend qu'auteur et poète, l'assemblage de la littérature et de l'art plastique vient renforcer notre diffusion ; A l'aide des images, démontrer les conditions de vie des congolais pendant la période d'après l’Independence comment nous avions géré ; Diffuser les résultats de la démarche artistique ;Exposer les lieux touristiques de la ville de Lubumbashi, Likasi et Kolwezi.

L’emplacement des activités: Le festival umoja se déroule dans les centres culturels par les ateliers d’écriture, de la danse contemporaine, de la peinture. Tous les artistes se sont mis dans une résidence pour une bonne creation au jour de l’évenement. Les élèves quant a eux les artistes du groupe umoja descendent dans des écoles pour des séances de partage et d’échanges.

c'est à travers l'histoire du pays et ce que nous vivons jusqu'au jour d'aujourd'hui que nous avons pris cette initiatiative tout a n'est pas oublié ces details sur les lignes qui suivent:

Schématiquement, la colonisation du Congo se découpe en deux grandes parties : la première phase (1885-1908) où le Congo était la propriété personnelle du roi Léopold II et la seconde phase (1908 à 1960) où le territoire congolais était la colonie de l’Etat belge

1885: Suite à la conférence de Berlin au cours de laquelle les puissances européennes se partagent l’Afrique, le roi Léopold II se voit attribuer le Congo dont il est proclamé roi. S’ensuit l’un des plus grands massacres de l’Histoire (certaines évaluent à 10 millions le nombre victimes, d’autres estiment qu’il n’est pas possible de quantifier les pertes. Par contre, il existe un consensus certain sur le caractère particulièrement sanglant de cette première phase de la colonisation ayant conduit à un nombre très élevé de victimes).

1908 : Le roi Léopold II lègue le Congo à l’Etat belge : la colonie est rebaptisée "Congo belge". Suite aux critiques internationales relatives à la violence du système colonial de Léopold II, l’administration coloniale belge tentera de lisser son image en s’inscrivant dans une "mission civilisatrice" à l’instar des autres puissances internationales, laquelle mission reposait sur l’idée raciste que l’Europe était plus "civilisée" que l’Afrique et se devait, à ce titre, d’éduquer les populations africaines y compris par la force.

Après l'indépendance de la R.D.C en 1960 les congolais ont pris la tête du pays de 1960 à 1965 c'était le règne du président JOSEPH KASAVUBU Crise congolaise

Des violences éthniques se propagent tandis que l'armée se mutine contre sa hiérarchie blanche, menant à la promotion rapide du Colonel Joseph-Désiré Mobutu au poste de chef d'état-major puis le 24 juin secrétaire d'État au sein du gouvernement Lumumba, ce dernier le prenant sous son aile. Le 24 novembre 1965 Mobutu prend le pouvoir Nuit du 11 au 12 mai 1990 : massacre d’étudiants à Lubumbashi

11-12 mai 1990 : il y a 19 ans, jour pour jour, qu’une tuerie aveugle a eu lieu sur le campus de Lubumbashi. Bien que le nombre de morts démeure inconnu jusqu’aujourd’hui, on a parlé de massacre de Lubumbashi puisque, selon plusieurs sources indépendantes concordantes, des dizaines d’étudiants non originaires de la province de l’Equateur ont été soit égorgées, soit abattus par des armes munies d’un silencieux par des éléments de la Division spéciale présidentielle (DSP) de Mobutu dépêchés sur les lieux par Kinshasa. Ci-dessous, le récit d’un Belge.

Dans la nuit du 11 mai, une cinquantaine d’étudiants ont été sauvagement assassinés par des hommes de l’unité d’élite du maréchal Mobutu. Un massacre a eu lieu sur le campus de l’université de Lubumbashi. Selon des témoignages concordants, une cinquantaine d’étudiants ont été sauvagement massacrés, à l’arme blanche, par un détachement de la Brigade spéciale présidentielle (BSP), l’unité d’élite du maréchal Mobutu, dépêchée sur place depuis la capitale Kinshasa. Les faits remontent à la nuit du 11 au 12 mai 1990.

Selon la version officielle, le campus de Lubumbashi n’a jamais été que le théâtre d’affrontements «entre étudiants de factions rivales. Il y aurait eu «14 blessés, dont trois grièvement atteints». Dans un premier temps, rien n’est dit sur une intervention des forces de l’ordre. Puis les premières informations sur le massacre parviennent à Kinshasa et, enfin, en Europe. Les autorités précisent alors que «les forces de l’ordre ont été contraintes de s’interposer». Selon les témoignages rapportés par le quotidien belge le Soir, il s’agirait plutôt d’une effroyable tuérie mêlant vengeance tribale et répression politique.

En annonçant, le 24 avril 1990, la fin du parti unique, la séparation des pouvoirs, la «dépolitisation» de l’armée et de l’administration ainsi que l’introduction du «tripartisme», le maréchal Mobutu a voulu ouvrir les portes démocratiques avant qu’elles ne soient enfoncées. Aussitôt, à Kinshasa, à Kisangani et à Bukavu, des manifestants ont voulu selon un tract «hâter la démocratisation du régime», trop longtemps attendue. Cette ouverture démocratique, décrétée par le dictateur Mobutu, lui-même, a aussitôt été bloquée par une volte-face officielle suivie d’un «avertissement».

A Lubumbashi, lointaine capitale de la province du Shaba, la contestation prend une tournure violente. Pour empêcher une marche de protestation, la Sûreté zaïroise infiltre le campus de ses indicateurs. Repérés par les étudiants, les informateurs sont copieusement passés à tabac et plusieurs d’entre eux grièvement blessés. Pour ramener le calme à Lubumbashi, les gros bras de la Division spéciale présidentielle (DSP) sont dépêchés sur place.

Le vendredi 11 mai, rien n’est laissé au hasard. D’abord, les étudiants originaires de la province de l’Equateur Ngbandi, comme le maréchal Mobutu sont regroupés et mis à l’écart. Pour reconnaître les leaders étudiants, elle se sert d’étudiants ngbandi masqués afin de ne pas être reconnus par leurs camarades. Les étudiants des provinces du Bandundu, des deux Kasaï et du Maniema, repérés dans la journée grâce aux « indics » malmenés, feront les frais d’une vengeance démentielle. Depuis leurs résidences éloignées du campus, les professeurs entendront pendant des heures les hurlements d’agonie de leurs étudiants sans pouvoir intervenir. Le cri de reconnaissance des Ngbandi est «Lititi», auquel on doit répondre «Mboka» pour être épargné. Lititi mboka signifie herbe de mon village. La mauvaise herbe ne sera pas épargnée. Le régime du président Mobutu ne reconnaîtra qu’un seul mort et quelques blessés.

La nuit tombée, l’électricité et l’eau sont coupées à la cité universitaire. Sur un campus plongé dans l’obscurité, les soldats font irruption pour égorger dans leur sommeil une cinquantaine d’étudiants taxés d’anti-régime. Leurs corps ont disparu et les familles des victimes n’ont pu se plaindre. Certains résisteront dans des combats désespérés. Ils auront le crâne fracassé ou seront passés par la fenêtre, affirment des témoins. Le lendemain, le campus reste fermé pour «nettoyage». Mais la nouvelle du massacre se répand comme une traînée de poudre. Dès la semaine dernière, les étudiants de la Zambie voisine ont manifesté leur colère devant l’ambassade du Zaïre à Lusaka.


Avec le soutien de